Trackily Docs

Nettoyer une liste

Avant d'écrire à une vieille liste, retire ce qui ne pourra jamais être livré. « Nettoyer la liste » analyse tes abonnés sans rien envoyer, te montre ce qu'il faut retirer et pourquoi, puis — seulement si tu confirmes — retire ces adresses. Tout est annulable pendant 30 jours.

Pourquoi ne pas « nettoyer en envoyant »

La tentation est connue : envoyer un e-mail à toute la liste « pour voir ce qui rebondit ». C'est le moyen le plus rapide de griller ton serveur d'envoi. Au-delà de 2 % de rebonds, Gmail et Microsoft commencent à classer tes e-mails en indésirables — y compris pour tes meilleurs contacts, et pour des semaines.

Le nettoyage fait l'inverse : il trouve les adresses mortes avant l'envoi, avec trois outils seulement :

  • la syntaxe de l'adresse ;
  • des listes connues (fautes de frappe courantes, boîtes jetables, adresses d'automates) ;
  • le DNS du domaine (a-t-il un serveur pour recevoir du courrier ?).

Aucun e-mail ne part, et Trackily ne « sonde » jamais les boîtes (pas de connexion RCPT TO aux serveurs de tes contacts) : Gmail n'y répond pas de façon fiable, et ça suffit à faire repérer ton IP.

Comment ça se passe

  1. Sur la page Listes, clique Nettoyer la liste, puis Analyser la liste. L'analyse ne modifie rien. Elle tourne en fond : tu vois la progression (1 234 / 5 000).
  2. Le résultat donne, pour chaque motif, le nombre d'adresses, une explication et des exemples (avec la correction suggérée pour une faute de frappe). Les cases des motifs retirés par défaut sont déjà cochées.
  3. Clique Retirer N adresses : la confirmation te redit le nombre exact, motif par motif. Rien ne se passe avant.
  4. Après coup, la liste affiche « N adresses retirées le … — Annuler ce nettoyage » pendant 30 jours.

Tu peux aussi exporter en CSV les adresses à motif (email, motif, suggestion), par exemple pour écrire aux contacts dont l'adresse a une faute de frappe par un autre canal.

Les motifs

Une adresse n'a qu'un motif : le premier de ce tableau qui la concerne.

Motif Retiré par défaut Ce que ça veut dire
Adresse mal formée (syntaxe_invalide) oui Ce n'est pas une adresse : pas exactement un @, une espace au milieu, une partie avant le @ vide ou de plus de 64 caractères, un domaine sans point ou de plus de 253 caractères, un caractère interdit. Aucun serveur ne peut la livrer. Une partie entre guillemets ("jean.dupont"@exemple.fr), rare mais légale, n'est jamais prise.
Faute de frappe dans le domaine (domaine_mal_tape) oui Le domaine est une faute connue : un nom mal tapé (gmial.com, gamil.com, hotmial.com, yahooo.fr, outlok.com…) ou une extension impossible (gmail.con, gmail.cmo, hotmail.comm). Une variante de pays ou d'extension (gmail.fr, gmail.co, hotmail.co) n'est pas prise : elle est ambiguë. La bonne adresse est suggérée (jean@gmail.com), jamais appliquée : Trackily ne peut pas savoir si c'est bien la sienne, et réécrire une adresse sans consentement n'est pas une option. Seul le contact peut se réinscrire avec la bonne.
Adresse jetable (jetable) oui Une boîte temporaire (mailinator, yopmail, guerrillamail…) : elle disparaît en quelques minutes, personne ne la relit. Les services de redirection vers une vraie boîte (33mail, burnermail, spamgourmet, e4ward, sneakemail…) ne sont pas comptés ici : derrière, quelqu'un lit.
Adresse technique (inutilisable) oui noreply, no-reply, donotreply, mailer-daemon : des adresses d'automates. Personne ne lit, et y écrire ressemble à du spam.
Domaine sans serveur de messagerie (sans_mx) oui Le DNS répond définitivement que le domaine n'existe pas, ou qu'il n'a ni serveur de messagerie (MX) ni adresse (A/AAAA). Chaque envoi rebondirait.
Adresse générique (generique) non contact@, info@, support@, hello@, bonjour@, admin@, postmaster@, abuse@… Ces boîtes partagées sont souvent lues, mais elles se plaignent plus qu'une adresse personnelle. Elles restent par défaut ; coche-les si tu préfères les retirer.
Déjà dans la liste de suppression (deja_supprimee) oui L'adresse a déjà rebondi, s'est plainte ou a été bloquée : aucun e-mail ne lui part déjà, mais la ligne restait comptée comme abonnée. Le nettoyage remet le compteur d'aplomb.
Domaine non vérifié (non_verifiee) jamais Le DNS n'a pas répondu à temps (4 s) ou a renvoyé une erreur passagère. Dans le doute, l'adresse est montrée mais ne peut pas être retirée. Relance l'analyse plus tard si le nombre est élevé.

Ce qui n'est jamais pris : une adresse avec +étiquette (jean+promo@gmail.com), des majuscules, un sous-domaine (jean@mail.entreprise.fr), un domaine en .co.uk, ou un domaine accentué (münchen.de).

Ce que « retirer » fait vraiment

  • Seules les lignes encore abonnées (ou en attente de confirmation) au moment où tu confirmes sont touchées. Si quelqu'un s'est désabonné entre l'analyse et ta confirmation, sa ligne n'est pas réécrite — et si le nombre a changé, Trackily te le dit et te redemande de confirmer le nouveau nombre.
  • Chaque ligne retirée passe au statut Nettoyée (avec son motif) : plus aucun e-mail ne lui part — ni séquence, ni envoi ponctuel, ni confirmation — et elle ne compte plus dans les abonnés de la liste.
  • Pour les adresses invalides (mal formée, faute de frappe, jetable, technique, sans serveur), l'adresse entre aussi dans la liste de suppression globale (raison nettoyage), pour qu'aucune autre liste ne lui écrive. Une adresse générique ou non vérifiée n'y entre jamais.

Ce qui est réversible

Annuler ce nettoyage (pendant 30 jours) :

  • rend aux lignes encore « Nettoyée » par ce nettoyage leur statut exact d'avant (abonnée, ou en attente de confirmation : Trackily l'a noté au moment de retirer) ;
  • retire seulement les suppressions que ce nettoyage a posées et qui sont restées les siennes. Une suppression qui existait avant (rebond, plainte, ajout manuel) reste. Une suppression plus forte arrivée depuis — un rebond, une plainte, un ajout manuel ou un import CSV — remplace celle du nettoyage et reste aussi ; et si un rebond définitif ou une plainte a touché l'adresse depuis le nettoyage, sa suppression reste, quoi qu'il arrive.

Au-delà de 30 jours, le nettoyage est définitif. Une ligne nettoyée peut toujours revenir d'elle-même si la personne se réinscrit (sauf si son adresse est en suppression).

Les limites

  • Une analyse à la fois par liste. Lancer une nouvelle analyse rend l'ancienne périmée.
  • Une analyse de plus de 24 h ne s'applique plus : la liste a pu changer, relance-la.
  • 200 000 abonnés au plus par analyse (les premiers inscrits) ; 4 secondes au plus par domaine, après quoi il est « non vérifié ».
  • Si le serveur redémarre pendant une analyse, elle passe « échouée » : rien n'a été modifié, relance-la. Une analyse qui n'avance plus depuis 30 minutes passe aussi « échouée » dès qu'on la relit ou qu'on relance : elle ne bloque jamais la liste.
  • Chaque domaine est interrogé une fois ; au plus dix domaines à la fois, même quand l'un d'eux répond lentement.

Côté agent (MCP)

Outil Ce qu'il fait
get_email_list_cleaning La dernière analyse d'une liste (list_id) ou une analyse précise (cleaning_id) : motifs, nombres, exemples, verdict.
start_email_list_cleaning Lance l'analyse (ne modifie rien).
apply_email_list_cleaning Deux temps : l'aperçu donne le nombre exact par motif et un jeton ; la confirmation applique ce nombre-là.
undo_email_list_cleaning Deux temps : annule un nettoyage de moins de 30 jours.
export_email_list_cleaning Le CSV des adresses à motif.

Voir aussi

  • Lists — les listes et leurs réglages (block_disposable, require_mx filtrent dès l'inscription)
  • Suppression — la liste de blocage globale
  • Retours — les rebonds et plaintes qui arrivent après l'envoi